Thèmes à venir et dates de tombée



La date de tombée pour le thème « YOLO: You only live once » a été fixée au 1er décembre 2016, pour le thème « École », au 1er mars 2017, et pour le thème « Armes », au 1er décembre 2017.

Une erreur s'est glissée dans le formulaire d'inscription des numéros 125, 126 et 127. La date de tombée pour « YOLO » n'est pas le 1er septembre 2016 mais bien le 1er décembre 2016.

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Description du thème « YOLO: You only live once »

YOLO: Acronyme, qui veut dire You Only Live Once. En français, « On ne vit qu’une seule fois » ou « On n’a qu’une vie ». L’expression est employée avant d'accomplir une action généralement peu utile, dangereuse ou risquée, voire complètement irréfléchie, débile ou irresponsable.

Selon ses tenants, c’est une version urbaine contemporaine du carpe diem classique, ou son dévoiement extrême. De toute façon ce qui les différencie, c’est l’absence totale de toute mesure (et d’intelligence?) là où il y avait une recherche hédoniste reposant sur un certain sens de l’équilibre comme source de plaisir.

Pour beaucoup, YOLO c’est l’expression (honnie) de l’idiotie d’une jeunesse désœuvrée en quête de sensations fortes et de conduites à risques. Par exemple, un écervelé recourt à cette mentalité pour justifier un acte étourdi qu’il pourrait fortement regretter toute sa vie.

A: J’ai entendu dire que t’avais mis cette fille enceinte.
Yoloïste: Ouais, mais bon que veux-tu, YOLO.
A: On m’a dit que tu t’étais cassé la jambe en plongeant du 10e étage dans la piscine de l’hôtel.
Yoloïste : Ouais, mais hé! YOLO, hein?…
A : T’as de la chance d’être encore en vie, t’as englouti deux bouteilles de vodka dans la soirée, t’étais en état de coma éthylique.
B : Ben quoi, y avait un concours, pis, YOLO…

Description du thème « École »
Un lieu autre pour un autre soi

Petit enfant, notre premier contact avec l’école, c’est peut-être ce bâtiment que l’on se fait désigner, « voilà ton école », un lieu autre, donc, mais déjà en voie d’être à soi, supposant une intégration. Puis, c’est, sans doute un peu en même temps, l’ensemble de ceux qui fréquentent le bâtiment et cette institution apportant la connaissance qui deviennent une réalité. En tous cas, une petite foule d’enfants, de six à douze ans, conspuant vulgairement les élèves d’une autre école, alors en visite, c’est une école. Tout autant que ce lieu où il est possible d’apprendre. Et à partir de cette possibilité d’apprendre, tout peut devenir école : c’est l’école de la vie… Ensuite, pour les grands enfants, école peut désigner une affinité de pensée, une réunion de disciples, un courant qui peut s’opposer à d’autres courants. Dans tous les cas, l’école permet une certaine construction de soi et conduit vers une opposition à l’autre. Revenir à l’étymologie grecque du mot, soit arrêt de travail ou temps de loisir (permettant d’apprendre), confirme cette logique : un lieu autre, un temps autre, pour un autre soi. Le présent numéro invite à visiter librement ce thème – il se veut une forme de portes ouvertes. Mais le thème pourrait bien se révéler en opposition avec le genre de la nouvelle. Après tout, l’école est un long passage, quelque chose d’imposant, qui suppose une forme d’arrêt dans le temps et une véritable transformation, alors que la nouvelle impose un choc, elle tend vers la brièveté, elle rejette plus qu’elle n’absorbe. Si elle se veut bien un autre espace, si elle suppose un arrêt, elle ne propose pas le confort, la sécurité identitaire d’une école. Elle malmène le lecteur plus qu’elle ne l’intègre. Sans parler de ses personnages. Apprennent-ils quelque chose ? Ne sont-ils pas plus souvent broyés ou dupés par la fiction ?